L'AGRICULTURE DURABLE

Assurer le rendement et la qualité des aliments


La production végétale :

Privilégier l'agronomie en production végétale

Personne qui contribue, par ses études et ses recherches, au développement et à l'amélioration des végétaux (plantes ornementales, plantes potagères ou plantes de grande culture) et des méthodes de production, de même qu'à la qualité et au rendement des récoltes. À cette fin, elle analyse les plantes et les sols afin de déterminer leurs besoins spécifiques (eau, éléments minéraux, chaux, matière organique), met au point des méthodes de lutte contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies des plantes, expérimente diverses techniques de culture, de croisement et de pollinisation en vue d'obtenir de nouvelles souches. Elle prépare et anime des rencontres d'information, renseigne les exploitants agricoles et leur fait des recommandations, conseille les architectes et les techniciens en aménagement paysager.


L'agro-écologie

Développer une démarche agro-écologique, c'est adopter des pratiques qui tiennent compte des équilibres de la nature et des services qu'elle rend.

Comment ?

En réduisant les intrants, c'est-à-dire l'ensemble des ressources externes utilisées par l’exploitant : pesticides, engrais, antibiotiques mais aussi carburants, eau d'irrigation, aliments pour le bétail

En moyenne pour un agriculteur, ces intrants représentent une dépense de 50 à 60 % de son chiffre d'affaires. Un coût économique qui s'ajoute à un impact environnemental désastreux : certains intrants sont à l'origine d'une part importante de la pollution de l'air, des eaux et des sols, causent des dommages sur la santé des agriculteurs et de leurs consommateurs, contribuent au changement climatique, nuisent ou détruisent la biodiversité locale...  

C'est une démarche au long cours, qui s'avère plus durable. Les sols s'épuisent moins et la richesse de la biodiversité arme mieux les exploitations face aux aléas sanitaires et climatiques. Elles sont plus résilientes et mieux adaptées au contexte local. Cette meilleure prise en compte de la nature évite une dangereuse escalade de réponses artificielles à des problèmes introduits par l'Homme lui-même.

L’élevage

Permettre à une population mondiale croissante d’accéder à une alimentation de qualité tout en préservant la santé et le bien-être animal, c’est tout l’enjeu des années à venir pour les différentes filières d’élevage.

Utiliser les sciences de l'environnement à bon escient n’est pas réservé aux cultivateurs.

Les éleveurs devront être aidés pour intégrer de nouvelles races plus rustiques à leurs troupeaux existants.

Elles permettent une meilleure valorisation de la qualité bouchère de la viande avec des races dites « mixtes ».

Le lait sera également meilleur grâce à une alimentation plus saine. Exit le soja OGM importé.

Si les vaches mangent encore du maïs, elles se nourrissent principalement de foin et d'herbes broutées dans les prairies. Les exploitations devront ainsi être plus ancrées à l'échelle locale et moins dépendantes des cours du marché. Il faudra également augmenter le nombre d'AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)

L’aquaculture et la pêche industrielle

L'aquaculture représente à l’heure actuelle la source de 52 % de toutes les espèces aquatiques commercialisées pour la consommation humaine à travers le monde.

Ce chiffre devrait atteindre 62 % dès l’horizon 2030 d’après les perspectives d’évolution de la FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

Si l’aquaculture apparaît comme un secteur prometteur pour l’alimentation humaine, il n’en reste pas moins que ce secteur doit faire face à de nombreux enjeux. De nombreux paramètres sont à prendre en considération pour que ce secteur s’inscrive dans un mouvement durable à la fois au niveau environnemental, économique et social.

Concernant la pêche industrielle, les scientifiques nous alertent sur le fait que depuis quelques décennies, l'exploitation excessive des ressources halieutiques (surpêche) entraîne une diminution préoccupante du stock de poissons dans le monde, mettant de nombreuses espèces en danger, malgré le développement de l'aquaculture. Il faut donc privilégier et accentuer l'approche écosystémique pour favoriser la conservation

et l'utilisation durable et soutenable des ressources naturelles, afin de respecter les interactions dans les écosystèmes dont l'être humain dépend.

Les grands enjeux d’une aquaculture durable sont :

  • L’alimentation des espèces d’aquaculture (assurance du bon état des stocks de poissons sauvages qui seront transformés en huile et farine animales, réduction du taux de l’indice de conversion alimentaire des espèces d’élevage, suppression des aliments végétaux issus d’organismes génétiquement modifiés (OGM)…).

  • Le respect du bien-être animal dans les méthodes d’élevage et d’abattage.

  • La limitation des traitements vétérinaires (antibiotiques…) pour préserver la qualité des eaux et des produits destinés à la consommation humaine.

  • Le respect des conditions sociales des employés de la ferme d’élevage.

  • La prise en compte des impacts sociaux sur les populations avoisinantes à la ferme d’élevage.

  • La réversibilité et compensation des effets environnementaux de conversion d’espace naturel lors de la construction des fermes d’élevage.

  • Dans le cas d’élevage en mer : la réduction des impacts environnementaux induits (effet agrégatif (effet DCP) des cages en mer, des impacts sur les stocks sauvages à proximité des cages d’élevage (en cas de maladie ou d’échappement d’individus), de la perturbation de la courantologie, des rejets d’aliments, des rejets d’effluents, de la salinisation des sols…).

  • Dans le cas d’élevage en bassin sur terre : le choix d’une source renouvelable d’énergie utilisée pour le fonctionnement de la ferme.

Recevoir la NEWSLETTER ?

© 2020 L'AVENIR NOUS APPARTIENT (Numéro RNA : W691102146 Association Loi 1901). Création SITE WEB 

www.les-solutions-digitales.com

Inscription au Journal Officiel (JOAFE)

republique-francaise-logo-png-transparen