L'EMPLOI

Face à cette crise sanitaire, quelles sont les conséquences sur l'emploi des français ?

Certains métiers pourraient sortir revalorisés de la crise du coronavirus, d'autres disparaître, tant cet événement planétaire remet en cause l'organisation du travail, sa valeur et son sens, estiment des spécialistes interrogés par l'AFP.


Aujourd'hui la distinction est claire entre les métiers dont nous avons un besoin vital et les autres. Cela nous fait réfléchir à notre fonction, notre vocation dans la société.

L'idée de secteurs ou métiers essentiels va sans doute faire son chemin.


Un certain nombre de professions devraient en sortir revalorisées socialement et même financièrement, notamment les soignants, à moins que le " SÉGUR DE LA SANTÉ " ne détériore encore plus ce secteur déjà mis à mal par les gouvernements successifs.


A contrario, nous pouvons espérer une très forte remise en cause des secteurs et métiers exclusivement tournés vers le profit et la fin du productivisme et consumérisme.


Aujourd'hui, 69 % des Français jugent nécessaire de "ralentir le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité" et 70 % de "réduire l'influence de la finance et des actionnaires sur la vie des entreprises".


Prenons l'exemple de l'industrie pharmaceutique qui devrait avoir comme priorité de soigner, pas de capitaliser en Bourse.

Pourtant, les chiffres parlent d'eux-mêmes : entre 1999 et 2017, «Big Pharma» qui correspond aux 11 laboratoires les plus importants au monde (Sanofi, Novartis, AstraZeneca, GlaxoSmithKline, Merck, Eli Lilly, Roche, Abbott, Pfizer, Bristol Myers Squibb et Johnson&Johnson) ont engrangé 1019 milliards d’euros de bénéfices.

De quoi investir massivement pour trouver des remèdes aux maladies qui sévissent partout dans le monde ?

Non. Ils en ont directement redistribué 925 milliards à leurs actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions, soit 90,8 % de l'ensemble des bénéfices.


Prévention, soutien


En revanche, comme toute crise, elle est traumatique et amène chacun à s'interroger sur le sens de toute chose et celui du travail en particulier, dans un pays où il participe tellement à l'identité de l'individu, au détriment de l'intime et de la vie sociale.


Cette crise va accélérer des changements déjà à l'oeuvre comme la transformation numérique. Pour autant, le tout numérique ne pourra survivre sans une réflexion profonde sur l'humain, la santé et la transparence des gouvernances.


Est-ce que cette crise va nous conduire à une revalorisation de tous les métiers de la prévention, de l'anticipation, comme ceux de la santé et de la sécurité qui seront portés par ceux du numérique.


C'est une leçon de choses pour tous les Français. Il faut modifier notre perception du risque et de l'avenir. On ne pourra plus accepter de croire sur parole des responsables qui n'y ont pas réfléchi.


Est-ce que les métiers à vocation auront un plus grand avenir que les métiers dits alimentaires?


On risque d'avoir des faillites en chaîne avec une lame de fond qui emportera les plus fragiles mais, indépendamment de toute notion d'activité, un des critères déterminants pour la survie des entreprises sera la manière dont elles auront été soutenues et auront soutenu leurs salariés. Une fois la crise passée, les organisations de travail et les institutions devront offrir d'autres valeurs, comme l'éthique.


L'expérience du confinement et du ralentissement considérable de l'activité humaine est un coup de semonce qui nous incite de toute urgence à prendre la mesure de la crise écologique et à rompre, au moins partiellement, avec la globalisation telle qu'elle existe.


Il faut changer radicalement de paradigme. Que nos gouvernants décident d'autres modalités de production, respectueuses de l'environnement.

Cette crise est un électrochoc qui montre que nous sommes tous liés dans la vulnérabilité,

Il peut provoquer une prise de conscience planétaire, comme aucune COP (conférence internationale au sommet sur le climat) n'a réussi à le faire.


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