LA SANTÉ

Mis à jour : mai 22

Quel avenir pour le système de santé ?

Quelles leçons doit-on tirer de cette crise sanitaire ?

Le 25 Mars 2020, Emmanuel Macron s'est engagé auprès de toutes les femmes et hommes mobilisés dans la crise du Covid-19, sur la mise en place d'un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières de santé.

Le 20 Mai 2020, lors du Conseil des ministres, Olivier Véran a présenté une communication relative au " Ségur de la Santé " et a nommé Nicole Notat pour s'en occuper.

Ce " ségur de la santé " reposera sur 4 piliers :

  • Revalorisation des carrières et développements des compétences et des parcours professionnels à l’hôpital et dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)

  • Plan d’investissement et réforme des modèles de financement

  • Mise en place d’un système plus souple, plus simple, plus en proximité, en revalorisant le collectif, le sens de l’équipe et l’initiative des professionnels

  • Mise en place d’une organisation du système de santé fondée sur le territoire et intégrant hôpital, médecine de ville et médico-social


Pourquoi avoir nommé Nicole Notat ? Qui est-elle ?

Article paru dans HUFFPOST du 20/05/2020


Véritable soutien d’Emmanuel Macron en 2017 et première femme à diriger une grande organisation syndicale en France, la CFDT, entre 1992 et 2002


Un putsch pour arriver à la tête de la CFDT ? 

Née le 26 juillet 1947 à Chatrice (Marne), cette Lorraine commence à travailler comme enseignante spécialisée dans l’enfance inadaptée à Bar-Le-Duc (Meuse), puis à Nancy (Meurthe-et-Moselle), avant de se jeter dans le bain syndical.

En 1982, élue à la commission exécutive de la CFDT, c’est alors la seule femme de cette instance dirigeante et aussi la benjamine (35 ans). Dix ans plus tard, elle prend la tête de la confédération, dans des circonstances controversées quelques mois après la démission forcée de Jean Kaspar, le précédent numéro un (1988-1992).Certains militants parleront d’un “putsch”.


Énergique, précise, courtoise, partisane d’un syndicalisme “partenaire” à l’allemande “complaisant, d’accompagnement”, diront ses détracteurs, n’hésitant pas à la qualifier de “tsarine”-, Nicole Notat ne fait pas l’unanimité les premières années de son mandat, car jugée insuffisamment offensive.


Lors d’un congrès houleux en 1995, une majorité de congressistes (52%) estiment que le bureau national qu’elle chapeaute “n’a pas rempli le mandat qu’attendaient les syndicats” au cours des trois années précédentes. Un désaveu, d’autant que ce vote sanction est une première pour la CFDT.


Partenaire privilégiée du patronat

La secrétaire générale maintient toutefois son cap, approuvant quelques mois plus tard le plan Juppé sur la réforme très controversée de la protection sociale en 1995, qui déclenche alors une mobilisation sociale jamais vue depuis mai 68. Ce soutien cristallise les critiques en interne. Des militants rejoignent ou créent des syndicats SUD.

Les réprobateurs partis, Nicole Notat reprend en main sa centrale, en alternant remontrances et propositions vis-à-vis des équipes gouvernementales. Dans le cadre de la “Refondation sociale” (2000) lancée par le Medef, la CFDT devient le partenaire privilégié de l’organisation patronale, signant tous les accords, au grand dam de la CGT ou de FO. “Discuter avec le patronat, ce n’est en aucun cas le dédouaner”, assure Nicole Notat en mai 2002, lors de son dernier congrès.


Louis Viannet, son homologue de la CGT, dira d’elle : “C’est une femme qui n’a vraiment pas les mêmes conceptions que moi du syndicalisme, mais dont je suis obligé de reconnaître qu’elle a le courage de ses convictions”.


Restée (très) active depuis son départ de la CFDT

Une fois rendu son mandat, l’ancienne dirigeante, qui reconnaîtra avoir souffert de sexisme, fonde Vigeo, une agence internationale de notation sociale et environnementale, réalisant notamment des audits sur les discriminations en entreprise et rachetée l’an dernier par Moody’s.

Parallèlement à ses fonctions au sein de cette agence, qui revendiquait, en 2019, 250 experts et une dizaine d’implantations dans le monde, Nicole Notat est restée très active. Appelant à voter “oui” à la Constitution européenne en 2005, elle participe en 2007, sous le quinquennat Sarkozy, au comité d’évaluation du Grenelle de l’environnement, et sous celui de Hollande, en 2013, intègre un groupe de réflexion lancé par le gouvernement pour favoriser l’entreprise en France.


Entre 2011 et 2013, elle préside l’association “Le Siècle”, qui réunit des personnalités issues de tous les horizons (politique, économie, presse, social...). Là aussi, c’est une première pour une femme dans cette association fermée à la gent féminine jusque dans les années 1980.

Sous ce quinquennat, elle a déjà été appelée à une autre mission : co-rédiger un rapport pour Bercy sur le rôle de l’entreprise. En 2018, l’exécutif la nomme déléguée gouvernementale à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour représenter la France, mais fait marche arrière, en raison de “risques d’interférences potentiels” avec son activité professionnelle. Peu attirée par la politique mais proche “des idées de gauche progressistes”, elle a souvent été pressentie pour des postes ministériels sous différents gouvernements.



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